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Capitaliser

Le contrat de capitalisation est un placement dont les gains s'accumulent sans dépendre de la vie de son titulaire : à son décès, le contrat entre dans la succession et peut être poursuivi par les héritiers. Après huit ans, les gains retirés bénéficient chaque année d'un abattement de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

Cette rubrique situe la capitalisation parmi les placements d'un patrimoine, avec ses règles de rachat et de transmission. Les articles ci-dessous prolongent ces repères.

Le sommaire de la rubrique

Que recouvre un contrat de capitalisation ?

Un contrat de capitalisation est un contrat d'épargne par lequel le souscripteur verse des primes, placées sur un fonds en euros ou sur des supports en unités de compte, et récupère le capital et les gains à sa demande. La durée est librement choisie, souvent longue, et les retraits (les rachats) restent possibles à tout moment.

Son trait distinctif tient à l'absence de lien avec la vie du souscripteur : le décès ne dénoue pas le contrat.

Capitalisation et assurance vie : points communs et écarts

La capitalisation et l'assurance vie partagent leurs supports de placement et, pour l'essentiel, la fiscalité des rachats : la doctrine fiscale (BOFiP) traite les « bons ou contrats de capitalisation et d'assurance-vie » dans le même régime. L'écart principal apparaît au décès. Le capital d'une assurance vie versé à un bénéficiaire relève d'un régime propre, avec une exonération de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, selon service-public. Le contrat de capitalisation, lui, fait partie de la succession et suit les règles de droit commun.

Comment les gains sont-ils imposés lors d'un rachat ?

Un rachat ne déclenche l'impôt que sur la part de gains qu'il contient, jamais sur le capital versé. Pour un rachat partiel, l'administration retient la différence entre la somme retirée et la part des primes correspondant à la fraction rachetée.

Avant huit ans et après huit ans

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains sont soumis par principe au prélèvement forfaitaire de 12,8 %, avec une option possible pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Après huit ans, un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple soumis à imposition commune) s'applique aux gains retirés. Il n'est pas reportable d'une année sur l'autre et il est réservé aux contribuables domiciliés fiscalement en France.

Au-delà de l'abattement, le taux est de 7,5 % tant que le total des primes versées reste sous un seuil fixé à 150 000 € dans le régime de l'assurance vie, puis de 12,8 % pour le reste. Un rachat partiel laisse le contrat ouvert : son ancienneté continue de courir.

Prélèvements sociaux

Les prélèvements sociaux s'ajoutent à l'impôt sur le revenu et ne tiennent pas compte de l'abattement. Service-public indique 17,2 % pour l'assurance vie (page vérifiée le 15 avril 2026). La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur une partie des revenus du capital : le taux applicable à un contrat de capitalisation précis se confirme donc sur impots.gouv.fr avant tout rachat.

Comment se transmet un contrat de capitalisation ?

La transmission d'un contrat de capitalisation passe par la succession ou par la donation. Au décès du souscripteur, la valeur du contrat est comprise dans l'actif successoral et supporte les droits de succession selon le lien de parenté. Les héritiers peuvent ensuite le conserver : il garde alors son ancienneté fiscale.

Du vivant du souscripteur, le contrat peut aussi faire l'objet d'une donation, sans être dénoué : le donataire en devient titulaire avec l'antériorité acquise. Cette souplesse explique l'intérêt de la capitalisation dans une réflexion globale, que la rubrique gestion du patrimoine aborde plus largement.

Où se place la capitalisation parmi les autres placements ?

La capitalisation ne procure aucune réduction d'impôt à l'entrée : son intérêt se joue à la sortie, par l'abattement après huit ans, et à la transmission. Elle se distingue ainsi des dispositifs qui allègent l'impôt dès l'année du versement, présentés dans la rubrique réduire son impôt.

Pour élargir la réflexion à la retraite, un article de la rubrique présente trois placements méconnus pour préparer sa retraite. Aucun placement ne garantit un gain : le capital investi sur des unités de compte peut baisser, et l'horizon de détention compte autant que la fiscalité.

Pour une situation particulière, un conseiller en gestion de patrimoine ou un notaire apporte l'analyse que ces repères ne remplacent pas. Les règles fiscales de l'assurance vie sont détaillées sur service-public.gouv.fr.

Capitalisation : trois questions fréquentes sur les rachats et la transmission

Quelle différence entre un contrat de capitalisation et une assurance vie ?

L'assurance vie dépend de la vie de l'assuré et verse un capital à un bénéficiaire désigné, avec un régime fiscal propre au décès. Le contrat de capitalisation ne dépend pas de la vie du souscripteur et se transmet par succession ou donation. Les rachats suivent un régime fiscal voisin.

Quel abattement s'applique à un rachat après huit ans ?

Il s'élève à 4 600 € pour une personne seule et à 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, sur les gains du contrat. Il se renouvelle chaque année sans pouvoir être reporté.

Que devient le contrat au décès du souscripteur ?

Le contrat n'est pas dénoué : sa valeur entre dans la succession et les héritiers peuvent le poursuivre avec son ancienneté fiscale. Les droits de succession dépendent du lien de parenté avec le défunt.

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